Wars on Kinkade : La Force du kitsch

On se calme, pas question de parler du 7ème volet de la double trilogie Star Wars et de la reprise de la série par Disney. Et pourtant, l’artiste dont nous allons vous parler aujourd’hui semble s’être amusé à lier ces deux éléments, afin de créer des résultats assez… déroutants et originaux. En effet, Jeff Bennett s’approprie les œuvres de l’américain Thomas Kinkade, et les pimente à la sauce stormtrooper.

Bien plus connu sur le sol de l’oncle Sam, Thomas Kinkade est surnommé « Peintre de la lumière« . Ce point de vue est discutable, en sachant qu’en Europe, c’est ainsi que l’on surnomme Turner. Artiste prétentieux ou chauvinisme américain, une question reste donc en suspens. Néanmoins, cette appellation trouve un sens dans la composition du plasticien, avec un schéma souvent similaire de maisons dans des environnements bucoliques où les jeux de lumières tiennent une place dominante. Il modèle ainsi des univers connus des Disney, comme celui de Blanche Neige, ou de Bambi. Jusque là, rien à dire. Par contre… là où ça coince… c’est que l’ambiance ça va deux secondes, mais ça devient vite kitsch et agaçant, voire littéralement chiant (je préfère rappeler que nous sommes conscient de nos critiques et de notre subjectivité).

Qu’à cela ne tienne, la relève est là, et est bien décidée à remettre tout ça au goût du jour. Ainsi, Jeff Bennett inculque un souffle nouveau, comme Obi-Wan utilisant la Force pour manipuler un esprit. Le jeune padawan, profite de l’effet brumeux des ambiances, pour rajouter au choix : stormptroopers, rancor, ou destroyers… Couplé à des destructions partielles, il transforme la perception première que l’on peut avoir du tableau. Ce projet nommé Wars of Kinkade, transforme ainsi ces paysages en anecdotes.

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A la manière de Terry Fan, dont je vous parlerai sans doute un jour, notre artiste digital parvient avec brio à inclure un élément central de la culture geek dans une ambiance « vieillotte ». La critique de l’aspect esthétique est difficile, car on retrouve d’une part des personnages d’une précision quasiment photographique, et la partie peinture du peintre. C’est donc le symbole et la situation qui nous pousse à sourire, en voyant ces machines de mort dans un univers si « fleur bleue« . Ainsi, la parodie est maîtrisée, amusante et maligne mais semble se cantonner au rang de modification, plus que d’une réappropriation comme nous l’avions défini au début. Il y a du talent dans l’exécution, et la composition, mais le message reste basique, et la volonté de l’auteur ne semble pas tenir une place majeure. Je parlerai alors plus de loisir parodique dont le message véhiculé a un taux de Metichloriens aussi élevé qu’une mouche, comprendra qui pourra.

Et vous ? Qu’en pensez vous ?

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