Pixel Fireplace : Home Sweet Home…

Récemment, un éminent climatologue australien alarmait la communauté scientifique en faisant une déclaration qui changera la face du monde : « Winter is coming« .

Cette nouvelle profite au studio Hex-rays, créateur du programme Pixel Fireplace dont le credo est de réchauffer – virtuellement – nos foyers à l’approche des premiers flocons. Bien que côtoyant les hautes sphères du jeu vidéo  indépendant depuis plus de quatre ans, le projet semble pourtant encore méconnu du grand public. Focus sur un paradoxe indépendant tout feu tout flamme.

8-bit style Firecamp Simulator

Fireplace gifA l’origine, Pixel Fireplace est un programme que Ted Martens (Crypt of the Necrodancer) code en 2010 pour égayer son appartement tristounet. En souvenirs des soirées banjos – feux de camps – marshmallows en famille dans les Rocky Mountains, il se fixe pour objectif de créer un feu de camp mêlant pixel art et bande-son réaliste, où les bûches se consumeraient en temps réel (15 minutes environ). L’ensemble est fonctionnel, mais peut encore être optimisé, Ted n’étant alors qu’un codeur débutant. Il faut attendre l’arrivée de Ken Kopecky, futur co-fondateur du studio Hex-Rays, pour que le projet commence à prendre forme et puisse enfin être commercialisé dans sa version finale.

Clairement, Pixel Fireplace est un fond d’écran animé à reconnaissance typographique. Laissez moi vous expliquer. Pour placer une bûche, l’utilisateur devra saisir le mot “log” puis entrer “match” afin d’allumer un feu. De la même manière, le joueur peut invoquer la sacro-sainte nourriture par le biais des commandes “marshmallow”, “sausage” ou encore “hotdog” ou décider d’éteindre son feu de joie à coup de seau d’eau en tapant “water”. Plus récemment, la version 1.2 a permis l’implantation de poudres qui donnent de la couleur au feu de camps, des teintes les plus classiques (green, red, blue) aux plus exotiques (plasma ou ou condiments et enfin des couleurs. Si les développeurs ne fournissent pas une liste exhaustive des fonctionnalités, un ingénieux système permet toutefois d’aiguiller le joueur dans sa recherche en colorant le mot saisi à l’écran si celui ci existe. Qui plus est, les plus acharnés ne mettront pas longtemps à farfouiller dans le code source du programme et à se l’approprier. En effet, chaque sprite peut être modifié très simplement, et les fichiers de code sont renseignés de manière à ce que même les novices puissent saisir l’utilité de chaque fichier.

« A long time ago in a galaxy far, far away… »

En d’autres termes, Pixel Fireplace jongle entre le contemplatif et l’interactif. Même s’il n’y a pas de but à atteindre, ni d’objectifs ou de combats, ces 5 petits Mo ne peuvent exister sans la présence humaine, pour démarrer et fermer le programme. Dès lors, ce n’est pas un fond d’écran, ni une vidéo, c’est un jeu, point. Un peu comme Mountain en quelque sorte, jeu où le joueur agit indirectement sur une montagne (Ô_õ). Pourtant, Hex-ray Studios ne souhaite pas vendre Pixel Fireplace comme un jeu, lui préférant l’appellation d’application. On dirait même… qu’ils ne souhaitent pas le vendre du tout.

Disponible sur Mac OS X et Windows, il faut compter trois dollars pour la version complète, en sachant qu’une version d’essai est à télécharger librement. Pour Hex-ray, pas de Steam, d’Humble Bundle, ou même la plus obscure plateforme de téléchargement digital de tous les Internets rassemblés. Pixel Fireplace est uniquement disponible sur la page officielle du studio. Différents éléments portent à croire que Ted a décidé de commercialiser un programme, sans pour autant forcer la main en faisant une quelconque publicité. Même ma découverte résulte du hasard : en lisant le récapitutalif Kickstarter de Juin sur Indius, je clique avec enthousiasme sur la page de financement du projet Spaceteam Admiral’s Club et en regardant la vidéo de présentation, je suis intrigué par ce fond d’écran animé qui trône fièrement en arrière plan. Je contacte le créateur du projet qui me redirige vers Hex-ray Studios et la boucle est bouclée.

Christmas FireplaceInnocemment, cette démarche témoigne de l’anonymat public d’un projet, mais de l’interaction exponentielle entre les « gens du milieu » indépendant. C418, Notch, Broken Rules (Son of Raetikon), Pixel Fireplace accompagne les plus grands dans leurs représentations publiques sans pour autant connaître une renommée digne de ce nom, auprès du public de quelque contrée nordiques que ce soit.

S’il ne fallait retenir qu’une phrase, Pixel Fireplace est un jeu contemplatif, aux allures cosy à installer d’urgence sur votre ordinateur pour contrer le froid qui neutralisera bientôt votre capacité à agiter votre souris ou votre appendice génital, au choix. Petit conseil, préférez l’utilisation du MacBook Air, ou chargez quelques sites bien gourmands pour que votre processeur simule la température d’un vrai feu de camp. Même si le développement de Pixel Fireplace semble au point mort, le studio travaille actuellement sur le développement d’un outil adressé aux graphistes, connu sous le nom d’Hexels. Chaque chose en son temps, vous en entendrez des nouvelles sur Crocgeek en temps voulu.

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